J'ai atterri au lycée. Joie. Bonheur. 4 niveaux, dont un où (et je vous copie-colle ce que ma collègue en pense:) "il faut les préparer avec les Tice, leur faire faire des exposés, les entraîner à la prise de parole en continu." Certes. Mais je n'en ai jamais eu, donc je le compte comme un niveau à préparer.

Ce midi, après avoir entendu les collègues se plaindre d'un élève comme quoi toutes ses remarques sont absurdes, qu'il est sûrement bête même s'il est très gentil, je suis intervenue en disant que c'était mon élève le plus moteur, que ses remarques étaient très souvent pertinentes, et qu'il avait 16 de moyenne (bon, je n'ai que 3 notes pour eux ce trimestre) (et oui sur de l'oral) (j'ai bêtement cru ma collègue coordo) (coment ça je suis naïve?) (comment ça, je digresse avec mes parenthèses????)

Bref toujours est-il que son regard sur moi est devenu "mais comment une chose pareille a-t-elle pu arriver???"

Et là, je suis rentrée, je suis dans l'immobilisme depuis 17h30 alors que j'ai des choses à préparer (bon, demain, je suis en stage!) (et jeudi aussi) (feignasses de fonctionnaires qui doient se lever à 6h du mat' pour aller au Kremlin Bicêtre!!)

 

ALORS JE DIS STOP. Je dis F*CK parce que, oui, certes, j'apprends et je gère comme je peux ces 4 niveaux que l'on m'a imposé bien que je me sois débrouillée pour me libérer et être présente à la répartition en juin (qui s'est quand même fait sans moi):
- j'apprends tous les jours.
- j'ai MA façon de procéder et j'emmerde quiconque osera juger mon travail sur des impressions/des ouï-dire.
- je me remets en question sur bien assez de choses, je n'ai pas besoin de me sentir jugée par certains collègues.
- je fais de mon mieux, j'apporte du contenu, du culturel, du pratique et du linguistique à mes élèves.
- je n'ai pas la prétention d'être parfaite.
- je suis assez courageuse, créative et "suicidaire" pour monter mes propres cours et ne pas suivre un manuel.

 

à bon entendeur!